Landmark
Chapelle de l'Expiation
Le symbole de Sog'tha au-dessus de la porte est trop grand pour le cadre. Quelqu'un a dû le commander sans mesurer d'abord, ou sans se soucier que ça déborde. C'est la première chose qu'on remarque : que l'endroit essaie, et que l'endroit était autre chose avant.
Un bâtiment bas entre deux constructions plus hautes, reconnaissable au symbole de Sog'tha cloué au-dessus de la porte. La façade a été blanchie à la chaux, mais les joints de pierre du bâtiment d'origine restent visibles en dessous, une ancienne remise ou un entrepôt, difficile à dire. La porte est ouverte. De l'intérieur vient une odeur d'encens bon marché et de renfermé.
Informations Générales
Le Lieu
Le bâtiment était un entrepôt avant que Kasheyne ne le rachète et le fasse convertir. Les travaux ont été faits correctement mais pas généreusement : les murs intérieurs ont été blanchis, des bancs installés en deux rangées, un autel de pierre posé au fond avec le symbole de Sog'tha gravé dessus. Les poutres du plafond sont encore celles d'origine. Le sol est en terre battue.
Ça ne ressemble pas au temple de l'Écrin. Ça ne cherche pas à lui ressembler. C'est une chapelle de quartier, dans un quartier où les gens ont des dettes, des erreurs derrière eux, et parfois le besoin de poser quelque chose quelque part avant de continuer.
On vient pas ici parce qu'on croit. On vient parce que c'est le seul endroit dans l'Enclos où personne vous demande ce que vous avez fait avant.|Habitant de la Belle Façade, entendu à l'entrée
Drevakh
Un homme d'âge moyen, peau brune et mains calleuses, vêtu d'un habit de célébrant propre mais élimé aux coudes. Il range des bougies quand vous entrez, lève les yeux sans interrompre ce qu'il fait, et attend que vous parliez en premier.
Drevakh a grandi dans l'Enclos, dans le Fond du Sac. Il a trouvé Sog'tha tard, après des années à faire le genre de travail que la Maison Drak propose à ceux qui n'ont pas d'autre option. Kasheyne l'a remarqué, a financé sa formation, et lui a confié la chapelle. Les gens du quartier ne savent pas trop quoi penser de lui : il est des leurs, il parle comme eux, mais il officie pour la Cour.
Il ne cherche pas à convaincre. Il ouvre, il officie, il écoute ceux qui veulent parler. Ce que Kasheyne retire de cet arrangement, Drevakh préfère ne pas trop y réfléchir.
L'expiation, c'est pas un effacement. C'est une reconnaissance. Sog'tha demande pas qu'on oublie ce qu'on a fait. Il demande qu'on le regarde en face.|Drevakh, lors d'un office