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Tentative de recrutement de Galvaverra

11 min de lecture

Post original disponible ici : Discord

Capitaine Farzadel
Mes frères et mes Soeurs, écoutez-moi bien. Nous avons une mission pas comme les autres. Vous connaissez Galvarerra, la capitaine des bandits qui pourrit dans nos geôles ? Eh bien, il est temps de lui offrir une dernière chance. Mais attention, c'est pas de la charité qu'on fait là. Cette chère Galvarerra va recevoir la Marque, qu'elle le veuille ou non. C'est pas négociable. Mais on lui offre un choix, si on peut appeler ça comme ça. Soit elle se repent et rejoint notre joyeuse bande, soit... disons que son âme fera un petit voyage pour renforcer les trames dans un avenir très proche. Vous me suivez ?

Votre boulot, c'est de la convaincre que la première option est la meilleure. Faut lui faire comprendre que ses talents de meneuse et sa connaissance du milieu criminel pourraient servir à quelque chose de plus grand qu'elle. On ne cherche pas une conversion miraculeuse, on veut juste qu'elle comprenne que ses actions futures peuvent racheter un peu de son passé pourri.

N'allez pas lui promettre monts et merveilles, elle va en baver. Mais c'est sa seule chance de faire quelque chose d'utile de ce qui lui reste de vie. Soyez francs, soyez durs s'il le faut, mais donnez-lui une vraie raison de choisir notre camp. Et rappelez-vous, on ne fait pas ça par bonté d'âme. On a besoin de chaque bras, de chaque cerveau pour défendre ce foutu Guet. Si elle peut nous aider à le faire, tant mieux. Sinon... eh bien, les trames auront un peu plus de vitalité.


Karrion Korb
Au soleil de midi, Karrion s’aventure aux abords de la cellule de Galvaverra. Il ajuste promptement sont chevalet et y installe une toile. Il regarde Galvaverra assise tout au fond. Il jauge la lumière. Oui, dit-il, vous ferez l’affaire. Karrion s’avance et parle en l’air sans regarder la misérable.

Madame, il peut vous incomber d’être la porteuse d’un énième enfant de Korb. Il n’y a pas de garantie outre votre protection sous l’égide de la Dernière Garde jusqu’à ce que l’enfant soit en âge de subvenir à ses propres besoins. C’est là, malheureusement, la seule façon dont je me vois en mesurer d’amenuir l’apposition de votre Marque. Marmonnant, Si tant est que vous soyez toujours en mesure de fournir une descendance.

Il retourne tranquillement à son chevalet et reprend son ton de voix. Vous voyez, j’ai récemment vu de très près les dangers qui nous guettent. Une vie de plus n’est que la bienvenue. Il fixe et décortique maintenant la prisonnière. Une vie de plus qui en sauverait une autre de surcroît. Il sourit en prenant son fusain et esquisse rapidement son ébauche. Que vous le considériez ou non, il restera toujours cette toile de vous. Il prend sa palette. Il y étale ses couleurs et commence à peindre.

Les heures passent, Karrion se recule. Le soleil pointe à l’aube. Karrion affine ses dernières ombres. Il existe plusieurs versions de nous, de vous, de moi, il regarde les gardes qui passent entre Galvaverra et lui, et d’eux aussi. Nous voulons tous perdurer. Karrion retourne vers elle la peinture sombre d’une captive anonyme. Fortes sont les chances que ceux qui connaissent votre nom ne se souviendront que de cette version de vous. Comment voulez-vous que votre mémoire soit préservée? Moi, je saurai que je ne vous aurai pas condamnée. Karrion laisse la peinture contre les barreaux face à Galvaverra, prend son matériel et repart aussi promptement qu’il est arrivé.


Reldan
Un chant commence à se faire entendre dans les geôles du Guet de Brumance, une figure un peu trop colorée pour l’endroit approche de la cellule de Galvaverra.

Reldan regarde la femme assise dans un coin sur ce qui lui sert de couchette et continue son chant qui parle d’un oiseau en cage qui trouve sa liberté. Après quelques minutes le chant se termine sur l’oiseau qui vole vers l’infini.

Bonjour Galvaverra, appel moi Reldan. Tu ne me connais pas et je ne te connais pas mais si tu étais vraiment la chef de bandits tu ne dois pas être idiote. Alors prend le temps de m’écouter. Tu sais déjà ce qu’il va t’arriver si tu ne rejoins pas la Dernière Garde. Ne veux-tu pas profiter plus des petits plaisirs de la vie? Vivre un autre jour pour sentir le soleil sur ta peau? La douce caresse du vent dans tes cheveux? Le chant des oiseaux au réveil? À moins que tu préfèrerais les plaisirs plus charnels? Le réveil aux côtés d’un amant après une nuit d’ébats, peau contre peau? N’est-ce pas la de bonnes raisons de s’accrocher? Je ne te connais pas mais je ne veux pas voir une femme pleine de potentiel gaspiller sa vie.


Fuldrin Amberward
Depuis la réouverture de la mine, les journées de Fuldrin étaient étaient partagées entre le déplacement de matériaux et la taille de pierres. Après tout, même avant d'être Bâtisseur pour la dernière garde, sa famille s'était démarquée en Targarie pour ses talents de maçonnerie. Toutefois, lorsque la journée se travail arrivait à sa fin, Fuldrin allait chercher son repas à la cantine et partait à la recherche d'un divertissement quelconque à emprunter; un jeu de cartes, d'échec ou de dames, ce n'était pas bien important.

Une fois fait, comme à son habitude depuis le vote, Fuldrin se rendait à la prison du Guet pour discuter avec Galvaverra. Le duergar se sentait particulièrement responsable de sort de la femme: au camp des bandits, il avait proposer de la faire prisonnière et la ramener au guet. Suite à l'ultimatum des goules chancreuses et au vote, c'est lui qui avait proposé de tenter de la recruter.

S'assoyant devant les barreaux de la cellule avec son repas, Fuldrin alluma sa pipe et pris une grande aspiration. Il s'assura qu'aucun garde ne regardait avant de passer entre les barreaux un petit gobelet contenant du sel et du poivre pris en cuisine: au fil de ses visites, il avait découvert le genre de repas qu'on servait aux prisonniers.

Ses dernières rencontres avec Galvaverra avait été moins loquaces que les premières: il ne lui servait à rien de répéter ses sermons ou de se lancer à nouveau dans un élan philosophique sur la lutte entre l'éveil et le cauchemar, l'ordre et le chaos, ou sur comment le destin de Galvaverra était maintenant lié à celui des trames maintenant que le Chancre l'avait réclâmée elle spécifiquement.

Plutôt, Fuldrin pris une bouché de son pain d'une main, passant le paquet de cartes à Galvaverra de l'autre. Après tout, c'était son tour de les mélanger.


Linnea Nummi
Avant de partir en mission pour faire le trajet vers le futur poste avancé, Linnea, après avoir pris un bon repas et quelques petits extra à emporter auprès de la cuisinière, se dirigea tranquillement vers la cellule où était gardé Galvaverra.

Trouvant un tabouret pas trop loin, Linnea l'approche de la cellule et s'asseoit dessus.

Salut ! On ne se connait pas mais moi c'est Linnea. Ça ne fait pas très longtemps que je suis ici, mais même s'il y a quelques inconvénients comme la boue partout, on vit quand même plutôt bien. On a des lits confortables pour dormir, on gagne bien notre vie et depuis l'arrivée de la nouvelle cuisinière, on mange vraiment bien. Tiens d'ailleurs je t'ai apporté quelques petites choses qui devrait te plaire comparé à la nourriture qu'on sert aux prisonniers.

Linnea sort les quelques biscuits encore tièdes et la belle bioche farcie de viande que lui a donné la cuisinière quelques minutes plus tôt, et les place de manière à ce que Galvaverra puisse les prendre si elle le souhaite.

Écoute, je sais bien que mon avis n'a peut-être pas tant d'influence pour toi, mais j'étais là quand ce type étrange appelé Curseur ou Cursar ou quelque chose qui sonnait comme ça est venu en plein milieu de la nuit pour nous demander de te livrer à lui. Et je ne sais pas si on te l'a dit, mais les goules qui l'accompagnait étaient tes anciens camarades bandits. C'est lui-même qui nous l'a dit et il semblait considérer ça comme une amélioration de leur condition d'origine. Alors, je ne sais pas si tu le sais, mais les hauts-placés ici ont décidé de ne pas te livrer à lui. En faisant ça, on s'est probablement créé des ennemis puissants, mais au moins on aura la conscience tranquille de savoir qu'on ne t'a pas livré au même sort que tes anciens comparses. Si j'étais toi, moi je voudrais me venger de ceux qui auraient transformé mes camarades en goules.

Si tu penses comme moi, les meilleurs alliés que tu peux avoir pour te venger c'est nous, la dernière garde.

Replaçant le tabouret le long du mur, Linnea se retourne une dernière fois vers Galvaverra

Je te laisse réfléchir à ça, mais, le temps file et si tu ne te décide pas bientôt, ton énergie vitale ira renforcir les trames. Même si c'est important que les trames restent en santé, je regretterais de voir ta vie écourtée comme ça alors que tu pourrais faire tellement plus en restant en vie. Tant que tu es en vie tu peux toujours te racheter pour les erreurs du passé, mais une fois mort, il n'y a plus rien que l'on peut faire. D'ici à ce que tu prenne ta décision goûte les pâtisseries, elles sont vraiment bonnes. Je pars en mission pour quelques jours, j'espère que tu seras toujours en vie à mon retour. Mais ça reste ultimement ton choix et si tu choisis la mort, je prie pour que ton esprit trouve la paix.

Satisfaite, Linnea sort des cachots et se dirige vers la tente du capitaine pour lui faire part de sa décision de partir avec la première mission en direction du futur poste avancé.


Le froid des cachots du Guet de Brumance s'infiltre dans les os de Galvaverra. L'ancienne capitaine des bandits est recroquevillée dans un coin de sa cellule, ses vêtements jadis fiers maintenant en lambeaux et imprégnés de l'humidité omniprésente.

Des pas résonnent dans le couloir - le son distinct d'une armure lourde mêlé à d'autres bruits de bottes. Le Capitaine Farzadel apparaît devant sa cellule, sa présence imposante remplissant l'espace étroit. Deux soldats de la Dernière Garde l'encadrent, et derrière eux, une silhouette plus discrète : une Trammeuse, dont les yeux semblent luire d'une étrange lumière dans la pénombre du cachot.

"Debout, Galvaverra," ordonne Farzadel, sa voix autoritaire résonnant contre les murs de pierre. "L'heure du choix est arrivée."

Galvaverra se redresse lentement, ses muscles endoloris protestant après des semaines d'inactivité. "Le grand Capitaine Farzadel lui-même. Je devrais me sentir honorée ?"

"L'honneur n'a rien à voir là-dedans," répond-il sèchement. La Trammeuse s'avance, ses mouvements fluides contrastant avec la rigidité des soldats. Elle porte un coffret en bois sombre orné de runes anciennes.

"Le rituel de la Marque vous attend," dit la Trammeuse d'une voix étrangement mélodieuse. "Votre âme sera liée au monde... mais quand reste votre choix."

Les yeux de Galvaverra se durcissent alors qu'elle repense aux visites précédentes, aux arguments présentés, mais surtout aux visages de ses anciens compagnons, désormais transformés en créatures sans âme.

"Cette goule chancreuse..." gronde-t-elle, ses poings se serrant contre les barreaux. "Pendant que vous me gardez ici, Kusarr continue de transformer mes hommes en abominations."

"C'est précisément pourquoi nous sommes là," intervient Farzadel, son regard perçant. "La Dernière Garde a besoin de guerriers qui comprennent la vraie nature de notre combat. C'est pour ça que nous avons refusé de vous livrer à Kusarr."

Galvaverra s'approche des barreaux, défiant le Capitaine du regard. "J'ai su ce qu'il a fait à mes hommes. Des bandits, peut-être, mais ils ne méritaient pas ça."

La Trammeuse ouvre le coffret, révélant des instruments rituels. "Alors faites votre choix, Galvaverra. La mort immédiate... ou une nouvelle vie au service de la Dernière Garde ?"

Un long silence s'installe, uniquement troublé par le bruit des gouttes d'eau tombant du plafond voûté. Galvaverra ferme les yeux, revoyant les visages de ses compagnons avant leur transformation. Sa voix, quand elle répond enfin, est rauque mais déterminée :

"Je choisis la Dernière Garde. Non pas pour me racheter à vos yeux, Capitaine, mais pour traquer cette créature jusqu'à ce qu'elle paie pour ce qu'elle a fait."

Farzadel fait un signe bref aux gardes qui ouvrent la cellule. "Votre première mort sera dans le rituel," explique la Trammeuse en s'approchant. "Votre renaissance sera au service d'une cause plus grande que vous."

Alors qu'on l'escorte hors de sa cellule, Galvaverra garde la tête haute. Les torches projettent son ombre sur les murs humides - une ombre qui semble déjà plus grande, plus noble que celle de la voleuse qu'elle était autrefois.

"Mes hommes auront leur vengeance," murmure-t-elle alors qu'elle suit le Capitaine Farzadel vers le lieu du rituel. "Et Kusarr découvrira qu'il existe des choses bien plus terrifiantes que ses malédictions."