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Soie de Mue
Soie de Mue
La première chose qu'on remarque, avant même la texture, c'est la couleur qui bouge. Une étoffe rare tissée à partir d'une matière qu'on trouve dans le désert profond de Morte-Pierre, le long de sillons qui se déplacent dans le sable entre deux observations. Personne n'a jamais vu ce qui les creuse ni ce qui laisse derrière lui cette pellicule fine et lisse. Plusieurs théories circulent, aucune n'a jamais été confirmée.
Sous vos doigts, le tissu glisse sans jamais accrocher, presque comme de l'eau tiède. À la lumière, sa teinte change sans arrêt : un gris terne devient soudain bleu-vert, puis violet, puis gris à nouveau, selon l'angle et le mouvement.
Informations Générales
Champ | Valeur |
|---|---|
Type | Étoffe rare |
Origine | Désert profond, Morte-Pierre |
Propriété principale | Fibre lisse et chatoyante, changeante selon la lumière |
Utilisation connue | Sous-vêtements de voyage, pièces décoratives |
Disponibilité | Rare |
Prix indicatif | 15 à 25 po la longueur |
Légalité | Non réglementée |
Description & Propriétés
Une fibre extrêmement fine et lisse, presque sans grain, qui glisse contre la peau sans jamais accrocher. C'est justement cette texture qui en a fait un matériau prisé pour les sous-vêtements : léger, thermorégulateur, et sans le moindre frottement même porté à même la peau sous des vêtements de voyage lourds.
Mais ce n'est pas la seule raison qu'on se l'arrache. Sous la lumière directe, la Soie de Mue change de teinte selon l'angle, glissant du gris terne au bleu, au vert, parfois à des reflets presque violets, sans qu'on puisse jamais fixer une seule couleur. Cet effet chatoyant, rare chez un textile, en fait aussi une pièce recherchée pour ce qu'elle donne à voir, pas seulement pour ce qu'elle fait sentir.
Réactions
Certaines personnes ne supportent tout simplement pas l'idée de porter quelque chose qui vient d'un être qu'on n'a jamais vu. Ça reste dans la tête : peu importe à quel point c'est doux ou à quel point ça brille, on sait que c'est une peau, une écorce, une mue de quelque chose, et ça suffit à en dégoûter plusieurs.
D'autres au contraire s'en fichent complètement, ou l'apprécient justement pour ce malaise que ça provoque chez les autres. Ceux-là ne cachent rien sous une couche de vêtements : ils la portent en écharpe, en cape légère, en bordure visible, précisément pour que les reflets se voient.
Récolte
Ceux qu'on appelle les ramasseurs de mue ne s'aventurent jamais loin ni longtemps. Ils repèrent les sillons frais en bordure du désert profond, jamais plus loin, et ramassent ce qu'ils trouvent sans jamais chercher à en récolter davantage. La règle qu'ils se transmettent est simple : on ne suit pas un sillon jusqu'au bout, et si le sable recommence à bouger, on part sans discuter. Peu d'entre eux savent exactement ce qu'ils fuient, ils savent seulement que ceux qui sont restés trop curieux ne sont pas revenus.
On se fout ben de savoir d'où ça vient. Après douze heures d'armure à avoir découpé des choses, ce qui compte c'est le confort.
Un soldat avec une grosse épée
Objet inspiré par les_Veegees d’après une rumeur réclamé en point de chaine.